Le voyage de notre vie

Le voyage de notre vie

Grâce à certains auteurs anciens ou modernes, découvrons l’allégorie de la calèche. En effet, nous trouvons déjà cette approche de l’être dans sa globalité chez Platon, dans Phèdre sous le titre « le mythe de l’attelage ailé » ; dans les textes sacrés de l’Inde, les Upanishad ; ou encore chez le philosophe russe Georges Gurdjieff et enfin dans le livre de Michel Odoul, le fondateur de l’Institut Français de Shiatsu, Dis-moi où tu as mal et je te dirais pourquoi.

Dans cette métaphore, l’existence se présente comme un voyage. Pour qu’il soit réussi, les 4 plans de l’être doivent être respectés : corps/mental/émotionnel/spirituel.

Symboliquement…

  • Tout d’abord, la calèche avec ses roues et son habitacle constitue notre corps physique.
  • Puis, le cocher représente notre mental : c’est la partie consciente, la raison qui gouverne nos pulsions.
  • Tandis que les chevaux, un noir et un blanc symbolisent nos émotions. En effet, ils sont l’énergie qui nous permet d’aller de l’avant.
  • Et enfin, le passager est notre nature profonde, notre moi intime, notre voix intérieure ou même notre âme.

Ainsi, cet attelage avance sur des routes et dans des conditions climatiques qui représentent notre chemin de vie. Il est une sorte de fil conducteur que tout individu suit au cours de sa vie.

Un chemin avec des obstacles…

Alors que Paulo Coelho appelle ce chemin de vie, « sa légende personnelle », il est en effet le fil conducteur de notre vie.

Ainsi, la calèche circule sur un chemin de terre, lequel n’est pas linéaire : il peut comporter des cailloux, des trous, des « nids de poule », des bosses ou encore des ornières. De chaque côté, nous pouvons également y trouver des fossés.

Les trous, bosses et cailloux constituent les obstacles ou les heurts de la vie ; les ornières sont les schémas que nous reproduisons. Tandis que les fossés plus ou moins profonds représentent les règles, les limites à ne pas dépasser afin d’éviter l’accident. Ce chemin comporte parfois des virages qui empêchent la visibilité. En cas d’intempéries, nous pouvons avancer avec plus de difficultés et moins de sérénité. Dans notre vie, nous sommes confrontés  à des phases  où nous sommes dans le brouillard. En d’autres termes, nous avons des difficultés à anticiper et à voir où nous allons…

1 calèche, 2 chevaux, 1 cocher et son passager…

Pour avancer sur notre chemin, nous avons à notre disposition un véhicule qui nous est propre, notre corps physique. Ainsi, la calèche symbolise notre corps.

Si mieux nourri, le cheval noir est le plus fort, la calèche va être déportée vers la droite et de ce fait, être portée par des représentations émotives maternelles. Si au contraire, c’est le cheval blanc qui domine, la calèche va se décaler vers la gauche et être portée vers des représentations émotives paternelles.

Quand le mental est seul aux commandes, nous pouvons nous trouver enfermés sur notre passé ou même ressasser. Par ailleurs, nous pouvons nous fixer des objectifs sans rapport avec nos propres aspirations et alors perdre notre motivation.

Cette calèche est tirée par 2 chevaux : l’un est blanc (yang), l’autre est un noir (yin). Ceux-ci représentent nos émotions. Ils montrent que dans notre vie, elles nous tirent, voire qu’elles peuvent nous emporter sans que nous puissions les contrôler.

Si nous laissons nos émotions s’exprimer sans aucun contrôle, nous risquons qu’elles nous submergent ou nous aveuglent ; ce qui peut arriver quand le mental (le cocher) n’écoute plus sa voix intérieure (le passager). De même, si nous restons trop dans le mental, nous risquons de réprimer nos émotions, moins attentif au confort de notre moi intérieur.

La calèche est conduite par un cocher qui représente notre mental, notre conscient.

La vigilance et la conduite du cocher va influer sur la qualité et le confort du voyage (existence). S’il brutalise ou brime ses chevaux (émotions), ceux-ci peuvent se rebeller, il prend alors le risque d’amener la calèche à l’accident. Si le conducteur est inattentif, manque de vigilance ou se relâche, il lui sera plus difficile d’éviter les trous, les ornières, les bosses… S’il s’endort ou ne tient pas les rênes avec suffisamment de fermeté, les chevaux (émotions) peuvent échapper à la main du cocher. Lorsque ce dernier conduit trop vite ou force trop, les chevaux s’emballent et c’est le fossé, la chute.

Nous sommes alors arrêtés sur notre chemin, plus ou moins brutalement : accidents, traumatismes, deuils.

En panne…

Panne, arrêt sur chemin de vie

Parfois, c’est une pièce de la calèche qui lâche, fragilisée par les nombreuses bosses, trous, nids-de-poule (accumulation de comportements, d’attitudes inadéquates)… N’oublions pas également qu’il faut prendre soin de notre calèche et qu’il est nécessaire de l’entretenir, sinon elle risque de s’abîmer prématurément.

En cas de panne, il va falloir réparer. Selon la gravité, nous allons pouvoir le faire nous-mêmes (repos, cicatrisation…), faire appel à un dépanneur (techniques douces, naturelles) ou à un réparateur (médecine moderne, allopathique).

Traiter la panne ne suffira pas, il faudra également s’interroger sur son origine : conduite du cocher ? Fragilité intrinsèque de la calèche ? Chevaux trop fougueux ou mal maitrisés ?

Il est essentiel de s’interroger sur la manière avec laquelle nous allons changer nos comportements, nos attitudes face à la vie, si nous voulons éviter que la panne ne se reproduise.

A chacun notre chemin…

Parfois la calèche traverse des zones de faible visibilité, c’est-à-dire que nous ne voyons pas où nous allons. S’il s’agit d’un simple virage, nous pouvons l’anticiper ; en cas d’averse soudaine, d’orage ou d’un épais brouillard, il est plus difficile de conduire sa calèche. Il faut alors peut-être naviguer à vue. Ce sont les moments de notre vie où nous sommes dans le brouillard, où nous ne savons pas où nous allons. A compter de là, nous sommes obligés de laisser la vie nous montrer le chemin.

Parfois, nous arrivons à des bifurcations, des carrefours. Si le chemin n’est pas balisé, le cocher (le mental) va devoir prendre une décision. Le risque de se tromper, de se perdre est possible, d’autant plus si le cocher est trop sûr de lui, persuadé de tout connaître et de tout contrôler. Plus il est sûr de savoir la direction à prendre, plus le risque est important. En effet, la raison et l’intellect croient pouvoir tout résoudre.

Si le cocher est humble et honnête avec lui-même, il demandera quelle route prendre au passager (guide intérieur). Notre moi profond sait où il va, il connaît sa destination finale. Il pourra l’indiquer au cocher si celui-ci est prêt à l’écouter. En effet, la calèche en roulant fait parfois beaucoup de bruit, le cocher n’est pas attentif aux informations données par le passager. Il est important de s’arrêter et de faire des pauses pour écouter ce que notre guide intérieur a à nous dire.

A chacun son chemin

Conclusion

La métaphore de la calèche permet de porter un regard imagé sur le processus de fonctionnement de l’être humain, parce qu’elle présente l’existence comme un voyage.

Pour qu’il soit réussi, il est nécessaire de respecter les 4 plans de l’être :

  • Premièrement, si la calèche (corps physique) est en mauvais état, comment pouvons-nous avancer sur notre chemin ?

         Par conséquent, il s’agit d’entretenir notre corps et de le respecter.

  • Deuxièmement, sans l’élan des chevaux (émotions), aurions-nous la force d’avancer ?

         S’il   est   nécessaire   de  nourrir  positivement  nos  choix  et  de  maintenir notre cap, nous  devons  également           apprendre à maîtriser nos émotions.

  • Troisièmement, si le cocher (mental) ne dirige plus et  ne maitrise pas ses chevaux, ou encore s’il ne prend pas soin d’écouter ses chevaux, que se passe-t-il ?

         Ce dernier risque de se couper de ses émotions. Or, elles sont un élan moteur de notre vie.

  • Et enfin, si le voyageur (voix intérieure) est mis de côté, comment pensons-nous trouver le sens profond de notre vie ?

Sources :

  • G. Jung, L’homme et ses symboles, Ed. Robert Laffont, 1964.
  • Paulo Coelho, L’Alchimiste, Ed. LGF – Livre de Poche (31 juillet 2002).
  • Michel Odoul, Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi, Ed. Albin Michel.
  • Piotr Demianovitch Ouspenski, Fragments d’un enseignement inconnu (1947), Éd. Stock, 2003.
  • Platon, Phèdre, Ed. Flammarion, 2006.
Qu’est-ce qu’une émotion ?

Qu’est-ce qu’une émotion ?

Tenter de comprendre ce qu’est une émotion implique de commencer par en poser une définition. Tâche complexe…

L’émotion est une énergie. Elle nous dit quelque chose ; elle est un moteur

Le mot « Emotion » vient de l’ancien français « motion » qui signifie « mouvement« , emprunté au latin « motio » signifiant  » action de mouvoir, mouvement, trouble, frisson (de fièvre)« .

Le Petit Robert définit l’émotion comme un état affectif bref et intense, caractérisé par des manifestations psychophysiologiques : elle fait appel à la fois à notre corps (nos ressentis physiques) et à notre Esprit (mémoire).

Les émotions sont des réactions physiques face à une expérience plaisante ou déplaisante.

Réactions physiques, surtout d’ordre neuro-végétatif : pâleur ou rougissement, accélération du pouls, palpitation, sensation de malaise, tremblements, incapacité de bouger ou agitation.

L’émotion est donc ce qui nous met en mouvement, nous secoue et nous fait bouger. L’émotion est ainsi le mouvement de la vie en soi.

1 – Les émotions « de base » ou « primaires »

Les émotions « de base » ou « primaires » sont des réactions émotionnelles spontanées vis à vis d’une situation.

Ce sont celles qui apparaissent à l’origine. C’est notre toute première réaction à une situation, à un événement ou à quelque chose, auquel nous tenons. Elles nous alertent sur nos besoins essentiels.

Elles sont universelles et innées.

Parmi les émotions de base, nous trouvons notamment : la peur, la colère, la joie, le dégoût (ou aversion), la tristesse.

⇒Film Vice-versa, 2015

  • Selon le psychologue Robert Plutchik, il existe 8 émotions se présentant en 4 couples opposés : joie/tristesse, peur/colère, surprise/anticipation et dégoût/confiance.
  • Selon la cosmologie chinoise ou « Théorie des 5 éléments », certains organes sont liés à des activités émotionnelles :
    • L’énergie du cœur est liée à la joie.
    • L’énergie du foie à la colère.
    • L’énergie de la rate (qui se dit Spleen en anglais)aux soucis.
    • L’énergie des poumons à l’anxiété.
    • L’énergie des reins à la peur.

Les émotions sont considérées comme les principales causes internes de la maladie dans la Médecine Traditionnelle chinoise.

Les émotions de base ont comme fonction de rendre compte de notre degré de satisfaction ou d’insatisfaction.

2 – Les émotions mixtes ou secondaires

Les émotions « secondaires », dites également « complexes ou mixtes » résulteraient d’un mélange d’émotions basales, comme la jalousie…

Tableau représentant les associations possibles entre 2 émotions que nous éprouvons…

Nous retrouvons ainsi une vingtaine d’émotions différentes, de la surprise (Joie et Peur) à l’anxiété (Tristesse et Peur) en passant par l’extase (Joie et encore Joie). Ces associations d’émotions permettent d’expliquer que nous pouvons être à la fois en colère et triste ou encore, joyeux et effrayés.

Elles sont le résultat :

  • de notre apprentissage des émotions de base,
  • de notre environnement,
  • de notre vécu
  • et de nos expériences personnelles.

Elles se développent durant notre enfance, et s’achèvent quand nous atteignons l’âge adulte. Elles sont apprises, mentales et ne remplissent pas de fonction biologique adaptative.

Elles répondent à une émotion de base, et peuvent ainsi la masquer. En effet, l’émotion secondaire peut se manifester en premier lieu, et ainsi dissimuler l’émotion primaire.

Elle peut venir se substituer à une émotion de base que nous percevons comme inacceptable, ou dont nous ne reconnaissons pas les signes.  Elles peuvent donc devenir problématiques dans la mesure où en masquant notre ressenti réel de l’émotion primaire, elles nous privent d’informations importantes qui sont un guide vers l’identification de nos besoins réels et de la possibilité de les satisfaire.

Elles sont souvent « un amalgame d’émotions et de subterfuges que nous utilisons pour nous voiler ce que nous vivons réellement » (Olivier Elissalt). Contrairement aux émotions simples, dont le but est de nous informer, certaines émotions mixtes tentent plutôt de nous « désinformer ». Elles mettent un voile sur l’émotion réelle qui est à l’origine de notre mal-être ou au contraire de notre mieux-être. Il faut donc les examiner soigneusement afin d’identifier de quoi elles sont faites.

La jalousie n’est pas une émotion unique, mais plutôt un cocktail d’émotions et de sensations physiques mélangées. Selon Kathy Labriola, auteure du Jealousy Workbook, les trois émotions primaires composant la jalousie sont la peur, la colère et la tristesse.

Lors d’une crise de jalousie, la plupart des gens expérimentent une, deux, voire les trois émotions, simultanément ou l’une après l’autre, dans des proportions qui leur sont propres.

Exemple 1

Dans le film « La Jalousie » de Philippe Garrel (2013), Louis a vécu une dizaine d’années avec Clotilde. Ensemble, ils ont eu une petite fille prénommée Charlotte. Fatigué par le quotidien routinier de sa vie de couple, il quitte Clotilde pour Claudia. Tout va bien pour Louis dans sa vie professionnelle. C’est plus compliqué pour Claudia qui peine à gagner sa vie. La jeune femme n’a qu’une crainte que Louis se lasse et la quitte. Un soir, elle rencontre un architecte qui lui propose du travail. Jaloux, Louis voit cela comme une menace.

Exemple 2

Ou encore ce témoignage de Lise : « Je n’ai jamais été jalouse jusqu’à ce que je le prenne en flagrant délit avec sa collègue de travail. Ce que j’ai ressenti à ce moment-là, c’est d’abord de la colère. La jalousie est venue après, un état de méfiance et de tristesse. »

Les émotions secondaires enrichissent notre palette émotionnelle. Mais elles perdent toute utilité, si elles cachent ce que nous ressentons vraiment et qu’elles envoient des signaux confus au monde extérieur sur notre besoin.

 

Conclusion

L’émotion est une énergie. Elle nous dit quelque chose et elle est moteur.

Il ne s’agit pas de l’inhiber mais d’en faire quelque chose.

Pour cela, il faut apprendre à la maîtriser, c’est-à-dire, en particulier :

  • Eviter ou réduire ses effets néfastes (perte de contrôle, somatisations…),
  • Choisir jusqu’où vivre l’émotion et donc être plus autonome, plus maitre de sa vie,
  • Pouvoir privilégier des sentiments et émotions agréables et positives.

Gérer nos émotions  

Livres et film pour aller plus loin 

  • Damasio Antonio R., Spinoza avait raison. Joie et tristesse, le cerveau des émotions, éd. Odile Jacob : 2005, 370p.
  • Elissalt Olivier, Archier Georges et Setton Alain, Mobiliser pour réussir. Troisième type, mode d’emploi, Seuil : 1989, 256p.
  • Labriola Kathy, The Jealousy Workbook: Exercises and Insights for Managing Open Relationships (English Edition), 30 sept. 2013
  • Plutchik Robert, Professeur et Psychologue américain (1927-2006).
  • VICE-VERSA, film des studios Pixar-Disney, 2015

Ce film d’animation raconte l’histoire du centre de contrôle, « le Quartier Général », situé dans la tête d’une petite fille, Riley, 11 ans. 5 Émotions sont au travail : Joie, débordante d’optimisme et de bonne humeur, veille à ce que Riley soit heureuse ; Peur se charge de la sécurité ; Colère s’assure que la justice règne, et Dégoût empêche Riley de se faire empoisonner la vie. Quant à Tristesse, elle n’est pas très sûre de son utilité.

Le Bonheur, c’est maintenant !

Le Bonheur, c’est maintenant !

Pour cela, nous pouvons nous inspirer de l’Ichigo Ichie, philosophie de vie nipponne. Le concept de l’ichigo Ichie peut se traduire par « à cet instant, une occasion, « une fois, une rencontre », « En ce moment, une opportunité » ou encore « ce que nous sommes en train de vivre maintenant ne se répètera plus. »

Il s’agit de prendre conscience que chaque moment que nous vivons est un trésor et qu’il nous fait avancer sur notre chemin de vie.

A l’origine, la cérémonie du thé…

Traditionnellement associé à la cérémonie du thé, l’Ichigo Ichie trouve ses origines dans le bouddhisme zen : seul l’instant présent existe.

Au 16ème siècle, Sen no Rikyû (1522-1591), maître de thé japonais parlait déjà de l’importance de vivre chaque cérémonie du thé comme si elle ne se reproduirait jamais. Il fallait donc traiter les invités qui participaient à ce rituel avec le maximum de respect, afin qu’ils soient marqués à tout jamais par ce moment.

Mais c’est au 19ème siècle que l’expression « Ichigo Ichie » naît, lorsque l’un des officiels du Shogun Tokugawa explique que la cérémonie du thé doit être réalisée comme si les participants se voyaient pour la première et la dernière fois. Désormais, les Japonais qui suivent ce précepte considèrent chaque rencontre comme un trésor.

L’Ichigo Ichie et son application dans les arts martiaux

Nous pouvons trouver une autre application du « Ichigo Ichie » dans les arts martiaux. En effet, quand un pratiquant d’un art martial, quel qu’il soit, s’entraîne, il considère l’entraînement au dojo comme un moment privilégié. A chaque instant, sa concentration doit être maximale et il ne doit jamais stopper la réalisation d’une technique pour recommencer son geste. Il doit le faire entièrement, jusqu’au bout, même s’il est mal exécuté, car lors d’un affrontement à mort, il n’y aura pas de seconde chance.

Il faut donc considérer que chaque mouvement est unique et que chaque répétition sera différente. Elle peut être meilleure ou moins bonne que la précédente mais elle ne sera jamais identique.

Que retenir pour notre quotidien ?

Nous pouvons identifier 8 principes essentiels pouvant nous amener à réfléchir sur notre propre conception de « vivre l’instant présent » et sa mise en œuvre dans notre vie de tous les jours.

1/ Soyons à l’écoute des bonheurs simples.

Comment ?

Ces moments de joie sont dissimulés dans chaque geste du quotidien, dans le moindre détail.

En effet, ce sont ces petits moments créateurs de bonheur, ces parenthèses enchantées hors du temps nous donnent de l’énergie et de la joie. Prenons le temps de les apprécier lorsqu’ils se présentent.

  • Fermer les yeux et profiter des premiers rayons du soleil.
  • Rester sous la couette quand il pleut dehors.
  • Mettre la musique à fond dans la voiture.
  • Plonger dans un bain moussant sans être dérangée par les enfants ou le téléphone
  • Croquer un carré de chocolat.
  • Se réveiller, penser au boulot et se rendre compte qu’on est dimanche.
  • Faire cuire des crêpes.
  • Allumer la radio et tomber sur sa chanson préférée.
  • Dévorer un livre ou une série en une soirée.
  • Faire une sieste.
  • Recevoir une lettre.
  • Faire un repas entre amis.
  • Sentir l’odeur de l’herbe fraîche coupée.
  • Marcher pieds nus dans l’herbe.
  • Retomber sur des photos d’enfance.
  • Relire un bouquin qu’on a adoré.
  • Tomber par hasard sur un coucher de soleil ou un arc en ciel.
  • Se servir de son conjoint comme bouillotte dans le lit.
  • Rester en pyjama tout un dimanche.
  • S’endormir dans des draps propres.
  • Faire une bataille d’oreillers.
  • Regarder les étoiles.
  • Décrypter les formes des nuages.
  • Se laisser bercer par le bruit des vagues ou le chant des oiseaux.
  • Se faire masser.
  • Terminer sa séance de sport avec une grande fierté.
  • Lancer des boules de neige.
  • Regarder les premiers flocons tomber.
  • Pique-niquer sur la plage.
  • Voir sa plante fleurir.
  • Manger en terrasse.
  • Lécher la cuillère en bois pleine de chocolat.
  • Prendre son petit-déjeuner au lit.
  • Prendre la route sans destination fixe.
  • Boire le premier café de la journée.

PS : liste non exhaustive, que nous pouvons compléter selon nos aspirations…

A Vous… prenez un crayon et lister vos petits bonheurs qui embellissent votre vie !

Pour quelles raisons ?

En prenant le temps d’apprécier ces instants, nous nous ancrons dans notre présent et nous prenons conscience petit à petit que savourer ces moments nous ressource et nous renforce.

2/ Vivons chaque instant en ayant conscience de son caractère unique et exceptionnel.

Comment ?

Ne remettons pas à demain l’occasion de savourer de bons moments.

Assurément, se rappeler que chaque journée que nous vivons, chaque moment que nous partageons avec nos enfants et nos proches, est un bien des plus précieux et qu’il mérite toute notre attention.

Pour quelles raisons ?

Ces moments sont beaux et uniques. Aussi, s’agit-il de les apprécier tels qu’ils sont, au moment où ils se présentent.

« J’ai appris à apprécier le voyage, sinon la destination. J’ai appris qu’il n’y avait pas de répétition générale, que le présent était la seule garantie dont nous disposions (…). Pensez à votre journée comme si c’était la dernière, vous la vivrez avec joie et passion. » (Anna Quindlen, écrivaine américaine contemporaine).

3/ Développons « l’Ici et maintenant ». Affranchissons-nous du passé et de l’avenir.

Comment ?
  • La joie du maintenant

Nous savons que nous sommes animés par 4 émotions essentielles : la peur, la colère, la tristesse et la joie. Nous pouvons observer que d’une part, la colère et la tristesse sont liées au passé : et d’autre part, la peur est liée au futur. Seule la joie est liée au présent.

En limitant nos va-et-vient entre le passé et le futur, nous récupérons la joie du maintenant.

  • Accepter les souffrances

La vie n’est pas « un long fleuve tranquille ». Elle est faite d’étranges successions, de « divergences » et de « convergences » qu’il convient de maîtriser.

Puisque nous ne pouvons éviter les aléas, acceptons-les et tentons de ne pas en rajouter par nous-mêmes en ruminant et en ressassant le passé.

Pour quelles raisons ?

En acceptant le passé et en misant sur l’avenir, nous pouvons vivre au présent.

Il s’agit de trouver notre équilibre et d’être bien dans « nos baskets », en s’attachant à une certaine qualité de présence. L’essentiel est de vivre la vie qui nous ressemble et qui nous fait ressentir chaque jour qui passe la joie d’être vivant.

4/ Sortons de notre zone de confort et osons réaliser une chose que nous n’avons jamais osé faire.

Comment ?

Faisons quelque chose que nous n’avons jamais fait auparavant.

Effectivement, rester en permanence dans notre zone de confort, c’est stagner. Pour grandir et évoluer, nous devons entrer dans notre zone de développement, qui est celle où nous apprenons le mieux et avec le plus de plaisir.

Pour quelles raisons ?

La zone de confort c’est l’espace du « connu » : c’est ce que l’on maîtrise, ce qui est rôdé ; c’est la zone des habitudes, des automatismes. Tandis que la zone de développement, c’est celle du défi atteignable. Certes, nous avons besoin de faire un effort et de monter en compétences pour agir, mais nous avons néanmoins les capacités  suffisantes pour relever le défi.

Assurément, sortir de notre zone de confort est un passage obligé vers le changement : à un moment donné, il est impératif de se lancer dans l’inconnu et de relever de nouveaux défis pour progresser.

5/ Faisons de chaque rencontre un moment de joie, une fête.

Comment ?

N’attendons pas les occasions comme Noël, un anniversaire ou les vacances pour vivre quelque chose d’extraordinaire et célébrer la vie. En effet, avec un état d’esprit positif, chaque jour peut être un jour de fête !

Pour quelles raisons ?

Pourquoi remettre à plus tard ce que nous pouvons vivre maintenant avec plaisir ? S’il est agréable est motivant d’avoir des rêves et des projets, il est plus risqué de penser que le moment de leur réalisation nous permettra enfin de profiter du moment présent.

Chérissons d’ores et déjà les bonnes choses qui nous arrivent en ce moment.

6/ Réinventons-nous.

Changeons notre regard et notre perspective pour se réinventer. Chaque jour est un jour nouveau où tout est possible.

Comment ?
  • Introduisons de la fantaisie…

Si notre environnement manque de fantaisie, rien ne nous empêche de développer cette dimension.

Pour cela, nous pouvons procéder par petites touches. En effet, il vaut mieux agrémenter sa vie de petits grains de folie que de transformer sa vie « ennuyeuse » en existence extravagante.

« La fantaisie est un perpétuel printemps ! » (Johann Friedrich Von Schiller, poète allemand (1759 – 1805).

Exercez-vous à saisir le côté amusant de la vie !

 

  • Apprenons à rebondir face à l’adversité

Au lieu de chercher à ce que la réalité corresponde à notre idée de la réalité, ne pouvons-nous pas ouvrir un peu les yeux et nous adapter ?

Pour cela, mettons-nous en état de réceptivité. Nous sommes des êtres sensibles dont le rapport à la réalité est fait d’expériences sensitives. En effet, à travers nos sens nous captons notre environnement, tous les détails de notre quotidien. Et c’est ainsi, que nous pouvons nous laisser séduire par un arc en ciel, le chant d’un oiseau ou l’odeur d’une tarte aux pommes.

Se laisser surprendre demande de réinvestir son corps et de saisir instinctivement ce que la vie a à nous offrir.

Pour quelles raisons ?

La vie est pleine de fantaisies à celui qui ouvre les yeux.

Remplir sa vie de petites graines de folies, apporter une touche poétique à chaque jour, cultiver notre sens de l’humour transforme notre présent et l’illumine.

Au lieu de chercher à ce que la réalité corresponde à notre idée de la réalité, ouvrons les yeux, accueillons ce qui se présente à nous, laissons-nous surprendre…

En retrouvant nos yeux d’enfant, et en acceptant de nous laisser surprendre, nous nous offrons de nouvelles perspectives.

Savourer la légèreté de l’instant présent peut s’accompagner de la volonté de conduire sa vie selon une direction. Il est possible de laisser surprendre par la vie sans perdre le bénéfice d’une pensée réfléchie sur nous-mêmes.

6/ Détectons les coïncidences ou synchronicités

Nous pensons à quelqu’un et nous recevons son appel ; nous nous rappelons d’une vieille chanson et nous l’entendons quelques minutes après à la radio… Tous, nous avons vécu de telles situations ! Hasard ? Coïncidence ? Ou encore « Signe de l’univers » ? Peu importe… Savons-nous les accueillir ?

 Comment ?

Tout d’abord, nous pouvons noter que les synchronicités sont autant de moments qui nous interpellent et résonnent en nous à un moment donné.

Ainsi, être conscient des coïncidences nous permet de développer une écoute plus pertinente, plus fine de ce qui est présent en nous et autour de nous.

Il peut être judicieux et plaisant de tenir un journal dans lequel nous notons ces « petits clins d’œil » du quotidien ; ce qui augmentera notre capacité à avancer sur notre chemin.

Pour quelles raisons ?

Véritable signe de la vie, la synchronicité est l’une des manifestations de l’intuition humaine.

Quelle qu’en soit sa forme, on peut définir une synchronicité par :

  • l’imprévisibilité de cet événement qui peut arriver à tout moment,
  • l’absence de lien et de cause entre la situation que nous vivons et l’état subjectif dans lequel nous nous trouvons,
  • l’importance et la signification que nous accordons à cet événement.

Certaines personnes, trop rationnelles, ne percevront pas de messages ; d’autres, plus réceptives chercheront une signification à ces expériences improbables qui pourront évoluer en fonction de leur inconscient et du contexte dans lequel elles se trouvent.

Déclencheurs psychologiques et clés de la destinée, c’est d’ailleurs le plus souvent en pleine période de réflexion, de doutes, de remise en question ou de transition que les synchronicités surgissent et peuvent réellement transformer la vie d’une personne.

Donner du sens aux synchronicités, c’est trouver des réponses qui sont enfouies au fond de nous, qu’il s’agisse d’avertissements ou de solutions. Être à leur écoute nous permettra de faire des choix en accord avec nos valeurs et de prendre peu à peu notre destin en main !

8/ Soyons un chasseur des moments précieux de notre vie

Comment ?

Cultivons l’optimisme sans tomber dans la naïveté béate de l’esprit positif à tout va.

Un optimiste a conscience des difficultés de l’existence. Mais il a également confiance en sa capacité d’adaptation et d’action pour faire bouger les choses, du moins pour influencer le cours des événements.

S’il a conscience que tout n’est pas rose, il sait aussi que nous aurions tort de négliger « ce qui va bien » pour privilégier « ce qui va mal ». S’attarder uniquement sur ce qui est négatif est stérile.

Les idées noires du pessimiste possèdent une certaine force d’inertie et de fatalisme qui peut décourager toute volonté d’action créative. Tandis que la force de l’optimiste est de miser sur les aspects positifs de la réalité pour faire avancer les choses.

Pour quelles raisons ?

Grâce à un état d’esprit positif, nous pouvons percevoir le bon à côté du mauvais, être touché par la beauté d’une action quand bien même le monde serait laid, triomphé de l’inquiétude en trouvant des solutions, mêmes imparfaites.

Pour l’optimiste, quand une porte se ferme, une fenêtre peut s’ouvrir…

Conclusion…

Vivre l’instant présent c’est non seulement faire un cadeau à soi, mais aussi aux autres, en apportant à la relation une force nouvelle.

Cessons les activités incessantes de notre esprit.

Sources

  • Francesca Miralles, Hector Garcia, Fais de chaque instant le meilleur de ta vie – Ichigo Ichie un hymne à la joie, 2019.
  • Eckart Tolle, Le pouvoir du moment présent, 2010.
  • Eckart Tolle, Mettre en pratique le pouvoir du moment présent, 2011.
  • Hubert Maillard de la Marandais, L’art martial, une voie d’accomplissement personnel, 2015.

 

 

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