Pourquoi certaines personnes restent très sportives… alors que d’autres peinent à marcher ?

Publié le 15/07/2026

Pourquoi certaines personnes souffrant de douleurs chroniques courent des marathons… alors que d’autres peinent à faire le tour du quartier ?

Lorsque Lady Gaga a révélé qu’elle vivait avec une fibromyalgie, beaucoup ont été surpris. Comment une artiste capable de donner des concerts de plusieurs heures pouvait-elle être touchée par des douleurs suffisamment importantes pour devoir annuler une tournée ?

Cette réaction est fréquente. Nous avons souvent tendance à imaginer que la douleur chronique se manifeste de la même manière chez tout le monde. Pourtant, deux personnes confrontées à une même maladie peuvent avoir des quotidiens radicalement différents.

L’une pratique la randonnée, l’autre peine à monter un escalier ; l’une reprend progressivement le sport, l’autre doit déjà composer avec une grande fatigue pour terminer sa journée.  Alors pourquoi de telles disparités ?

Est-ce une question de volonté ? De mental ? D’entraînement ? Ou notre corps réagit-il simplement de manière différente face à la douleur ?

I/Douleurs chroniques & sport : pourquoi sommes-nous si différents face à l’effort ?

Pourquoi certaines personnes vivant avec une douleur chronique continuent-elles à pratiquer une activité physique, tandis que d’autres peinent à accomplir les gestes du quotidien ?

La réponse ne dépend pas uniquement de l’intensité de la douleur. Elle s’inscrit dans une histoire personnelle, influencée par de nombreux éléments : son état de fatigue, son environnement, ses expériences et les possibilités dont chacun dispose au quotidien. Comprendre cette diversité permet de respecter son propre rythme et d’éviter des comparaisons souvent injustes.

Une femme assise sur un canapé s'étirant doucement la jambe, aidée par un homme, pour intégrer le sport et douleur chronique dans sa routine.

1/Il n’existe pas une seule façon de vivre avec une douleur chronique

On parle souvent de « douleur chronique » comme d’une réalité unique. Pourtant, cette expression recouvre des expériences très variées. La douleur peut être présente en permanence ou apparaître par périodes, avec des phases plus calmes entre deux moments difficiles.

Ces écarts se retrouvent également entre des personnes partageant une même maladie. L’une pourra continuer à pratiquer une activité physique régulière, quand l’autre devra davantage adapter son rythme de vie.

Chaque parcours est influencé par de nombreux éléments : l’énergie disponible, les périodes d’amélioration ou de difficulté, l’histoire personnelle et la façon dont chacun compose avec la douleur au quotidien.

Il est donc impossible d’évaluer les possibilités d’une personne uniquement à partir du nom de sa maladie ou de ce que l’on observe de l’extérieur.

2/La douleur n’est pas le seul obstacle à l’activité physique

Lorsque bouger devient difficile, la douleur semble être le principal responsable. Pourtant, elle n’est souvent qu’une partie du problème.

  • La fatigue chronique peut considérablement réduire les réserves d’énergie. Après plusieurs nuits difficiles ou une période de douleurs importantes, un effort habituellement accessible peut devenir épuisant.
  • Le sommeil joue également un rôle majeur. Un repos insuffisant peut augmenter la sensibilité à la douleur et diminuer les capacités de récupération.

Avec le temps, certaines personnes réduisent leurs activités par crainte d’aggraver leurs symptômes. Cette diminution progressive peut entraîner un déconditionnement physique : perte de force musculaire, baisse de l’endurance et plus grande difficulté dans les gestes du quotidien.

D’autres éléments peuvent aussi intervenir, comme le stress, l’anxiété, la peur du mouvement, certains traitements ou d’autres problèmes de santé. Ainsi, deux personnes ressentant une douleur comparable peuvent avoir des niveaux d’autonomie et des possibilités d’activité très différents.

3/Une même maladie, des parcours et des possibilités différentes

Il est tentant de comparer deux parcours qui semblent similaires. Pourtant, cette comparaison est rarement juste. Une même situation peut avoir des conséquences très différentes d’une personne à l’autre. L’une pourra continuer à pratiquer la marche ou la natation régulièrement, tandis que l’autre devra davantage préserver son énergie pour les activités du quotidien.

Cette diversité est parfois difficile à comprendre, aussi bien pour l’entourage que pour ceux qui la vivent. Elle peut entraîner des jugements injustes : certains entendent qu’ils ne « font pas assez d’efforts », tandis que d’autres culpabilisent de ne pas réussir à suivre le même rythme qu’une personne confrontée à une situation proche.

La capacité à bouger dépend donc d’une combinaison de facteurs personnels et contextuels : symptômes, récupération, condition physique, état émotionnel et environnement. Il n’existe pas de niveau d’activité « idéal » valable pour tous. L’objectif est avant tout de trouver un équilibre adapté à sa propre réalité et à son évolution.

II/Pourquoi certaines personnes arrivent-elles à rester actives malgré la douleur ?

Certaines personnes continuent à pratiquer un sport malgré une douleur chronique. Ce n’est pas seulement une question de volonté : leur parcours repose sur une combinaison de capacités d’adaptation, d’expériences et de stratégies pour gérer l’effort.

Une personne pratique une activité physique douce dans la nature, illustrant l'importance de l'écoute de soi, de l'équilibre et de la gestion de l'effort dans le cadre de la douleur chronique et sport.

 1/Le corps reste capable de s’adapter

La douleur chronique ne signifie pas que le corps perd toute capacité d’évolution. Même lorsqu’une maladie est présente, les muscles peuvent se renforcer, l’endurance peut progresser et certains mouvements peuvent devenir plus faciles grâce à une activité adaptée.

Le corps garde une capacité d’adaptation étonnante. Avec un mouvement adapté et progressif, certaines personnes parviennent à retrouver davantage d’aisance, de confiance et de possibilités dans leur quotidien.

Cependant, les progrès suivent rarement une ligne régulière. Une période d’amélioration peut être suivie d’une poussée douloureuse ou d’une grande fatigue nécessitant de ralentir. Cela ne signifie pas que les efforts sont inutiles. Cela signifie simplement que le corps avance parfois à son propre rythme, avec des phases d’évolution, d’ajustement et de récupération.

2/L’importance de la condition physique avant la maladie

Lorsque l’on voit une personne souffrant de douleurs chroniques réaliser une performance sportive, on observe souvent le résultat final, mais rarement tout le chemin parcouru. Certaines personnes pratiquaient déjà un sport avant l’apparition de leurs symptômes. Ainsi, elles disposent parfois d’une base solide : une meilleure endurance, une musculature développée et une connaissance fine de leurs capacités.

Même après une période d’arrêt ou de diminution d’activité, une partie des adaptations liées à l’entraînement peut persister. C’est ce que l’on appelle parfois la « mémoire musculaire ». D’autres éléments influencent également les possibilités de chacun : l’âge, le sommeil, le niveau de stress, l’alimentation, la génétique ou la présence d’autres problèmes de santé. Par conséquent, deux personnes ayant la même maladie ne commencent pas forcément leur parcours avec les mêmes ressources.

3/Les stratégies qui permettent de continuer à bouger

Rester actif malgré une douleur chronique ne signifie pas souffrir moins. Bien souvent, ces personnes ont appris à écouter leur corps et à gérer leur énergie avec davantage de finesse.

L’une des stratégies les plus utiles est le pacing, ou gestion de l’effort. Son principe est simple : éviter d’en faire trop lors des « bonnes journées », au risque de devoir récupérer pendant plusieurs jours. L’objectif est de trouver un rythme équilibré, que le corps peut maintenir dans la durée.

La récupération occupe également une place essentielle. Sommeil, relaxation, respiration, mobilité douce ou temps de repos permettent souvent de mieux supporter l’activité physique.

Avec le temps, beaucoup apprennent aussi à reconnaître la différence entre l’inconfort normal de l’effort et une douleur qui invite à ralentir. Au final, leur force ne réside pas seulement dans leurs capacités physiques, mais aussi dans leur capacité à s’adapter.

III/Quand le mouvement peut redevenir un allié

Pendant longtemps, la douleur chronique a été associée à l’idée qu’il fallait protéger son corps en limitant les mouvements. Aujourd’hui, les connaissances ont évolué. Pour de nombreuses personnes, une activité physique adaptée peut au contraire contribuer à améliorer le quotidien et retrouver progressivement davantage de liberté.

L’objectif n’est pas de forcer le corps ni de dépasser ses limites à tout prix. Il s’agit de trouver un équilibre entre mouvement, écoute de soi et récupération.

Un groupe de personnes pratique une activité physique douce en extérieur, illustrant comment la recherche moderne encourage le lien entre douleur chronique et sport pour préserver ses capacités.

1/Bouger permet de retrouver progressivement ses capacités

Bouger ne fait pas disparaître la douleur, mais cela peut aider à retrouver progressivement davantage d’aisance dans le quotidien. Avec le temps, une activité adaptée à ses possibilités peut améliorer l’endurance, renforcer les muscles, faciliter certains mouvements et redonner confiance en son corps.

Le mouvement permet aussi d’entretenir le corps et de conserver des repères. Même lorsque la douleur est présente, rester actif, dans la mesure de ses possibilités, peut aider à préserver son autonomie et à retrouver peu à peu le plaisir de bouger.

Il n’existe pas d’activité idéale. Marche, natation, vélo, renforcement doux, yoga ou exercices de mobilité peuvent convenir, à condition d’être adaptés au rythme et aux possibilités de chacun.

L’objectif n’est pas d’en faire toujours plus, mais de trouver une activité que l’on peut pratiquer régulièrement, sans s’épuiser ni aggraver durablement la douleur.

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2/ Progresser, ce n’est pas seulement avoir moins mal

Lorsqu’on reprend une activité physique, on espère souvent ressentir moins de douleur. Pourtant, ce n’est pas toujours le premier changement que l’on remarque. Les premiers progrès peuvent être plus discrets : retrouver davantage d’énergie, récupérer plus facilement après un effort, gagner en aisance dans certains mouvements ou reprendre une activité que l’on avait abandonnée.

À l’inverse, il arrive que la douleur reste présente alors que le quotidien devient plus facile à vivre. Pouvoir marcher un peu plus longtemps, monter un escalier avec moins d’appréhension ou terminer sa journée sans être complètement épuisé constitue déjà une évolution importante.

C’est pourquoi il est préférable d’évaluer ses progrès dans leur ensemble, plutôt qu’à travers le seul niveau de douleur. Chaque avancée, même modeste, représente une étape vers davantage d’autonomie et de liberté dans le quotidien.

3/Composer avec les fluctuations de la douleur

Avec une douleur chronique, il est fréquent de constater que les sensations varient d’un jour à l’autre, sans raison toujours évidente. Une activité qui semblait facile la veille peut devenir plus difficile le lendemain.

De nombreux éléments peuvent influencer ces variations : une mauvaise nuit, une période de stress, une accumulation de fatigue, un effort inhabituel ou, parfois, aucune cause clairement identifiable.

Ces fluctuations peuvent être déstabilisantes. Elles ne signifient pas forcément que la situation s’aggrave ou que les efforts réalisés ont été inutiles. Elles font partie de la réalité de nombreuses personnes vivant avec une douleur chronique.

L’objectif n’est donc pas de suivre un programme parfaitement linéaire, mais d’apprendre à ajuster son activité en fonction de ce que le corps permet ce jour-là. Avancer, c’est aussi savoir adapter son rythme lorsque cela devient nécessaire.

IV/S’inspirer sans se comparer

Les témoignages de personnes qui continuent à pratiquer un sport malgré une douleur chronique peuvent être une véritable source d’inspiration. Ils rappellent qu’une maladie ne signifie pas forcément l’arrêt de toute activité physique.

Cependant, ces parcours doivent être regardés avec nuance. Ils montrent ce qui est possible pour certaines personnes, mais ils ne doivent jamais devenir une référence qui ferait culpabiliser ceux qui avancent différemment.

Une femme marchant prudemment dans un parc avec une canne, illustrant le concept de douleur chronique et sport à travers une approche douce et adaptée pour préserver l'autonomie.

1/Des parcours inspirants… mais exceptionnels

Voir une personne vivant avec une douleur chronique terminer un marathon, gravir un sommet ou reprendre une activité sportive exigeante peut être une formidable source d’espoir. Ces parcours montrent qu’il est parfois possible de continuer à bouger malgré la douleur. Mais ils ne racontent jamais toute l’histoire.

Derrière une performance se cachent souvent des années d’expérience, un passé sportif, de nombreuses adaptations et parfois aussi des périodes de découragement. Ce qui est réalisable pour l’un ne l’est pas forcément pour un autre, même avec une maladie similaire.

Se comparer à ce type de réussite peut donc être injuste. Ne pas courir, préférer la marche ou avoir besoin de davantage de repos ne traduit ni un manque de volonté ni un manque d’efforts. L’objectif n’est pas de réaliser des exploits, mais de trouver une activité qui permette de bouger, de préserver son autonomie et de retrouver du plaisir dans le mouvement.

2/Les réseaux sociaux ne montrent qu’une partie de la réalité

Les réseaux sociaux regorgent de témoignages inspirants. On y découvre une personne franchissant la ligne d’arrivée d’une course, retrouvant le plaisir de randonner ou célébrant une nouvelle étape de son parcours. Ces images peuvent donner de l’espoir et rappeler qu’il est possible de progresser malgré la douleur.

Mais elles montrent rarement l’envers du décor : les journées où il a fallu renoncer, les douleurs plus intenses, les semaines de récupération ou les ajustements nécessaires pour parvenir à ce résultat. Une publication ne reflète qu’un instant, pas la réalité d’un parcours.

Garder cela en tête permet de prendre du recul. S’inspirer des autres peut être motivant, mais chacun avance avec son histoire, son rythme et ses propres défis. Le meilleur repère reste toujours celui de son propre chemin.

3/Le meilleur indicateur de progrès, c’est vous

Avec une douleur chronique, les progrès ne se mesurent pas uniquement à ce que l’on réussit à faire, mais aussi à ce que l’on apprend sur son propre fonctionnement. Au fil du temps, beaucoup développent une meilleure compréhension de leurs limites, de leurs ressources et des signaux que leur corps leur envoie.

Cette connaissance permet de faire des choix plus justes : savoir quand augmenter l’effort, quand ralentir, quelles activités conviennent le mieux et comment éviter le cycle du « trop en faire » suivi de plusieurs jours difficiles.

Cette capacité d’ajustement est souvent invisible de l’extérieur, mais elle représente une véritable évolution. Elle permet de ne plus être uniquement dans la réaction face à la douleur, mais de retrouver une forme de maîtrise sur son quotidien.

Avancer, ce n’est donc pas seulement gagner en performance ; c’est aussi apprendre à mieux se connaître.

V/Comment reprendre une activité physique sans se mettre en difficulté ?

Maintenir une activité physique avec une douleur chronique demande souvent de changer de logique. Il ne s’agit pas de lutter contre son corps ou de chercher à dépasser ses limites en permanence, mais de construire une relation plus équilibrée avec l’effort.

Femme mature pratiquant des étirements doux en forêt avec un bâton de marche, illustrant une approche équilibrée entre douleur chronique et sport.

1/Trouver sa zone d’effort

La première étape consiste souvent à retrouver un niveau d’activité qui semble possible aujourd’hui, même s’il est différent de celui d’avant.

Pour certaines personnes, quelques minutes de marche, des exercices de mobilité ou des étirements représentent déjà un excellent point de départ. L’important est de construire une base stable avant d’augmenter progressivement la durée ou l’intensité.

Une erreur fréquente consiste à profiter d’une journée où l’on se sent mieux pour en faire beaucoup plus. Si cela peut sembler encourageant sur le moment, cela entraîne parfois plusieurs jours de douleurs ou de fatigue. Avancer doucement permet souvent d’aller plus loin sur le long terme.

2/Progresser sans brûler les étapes

Avec une douleur chronique, les progrès sont rarement linéaires. Il est normal de connaître des périodes d’amélioration, puis des journées plus difficiles, parfois sans raison apparente.

Ces fluctuations ne sont pas un échec : elles font partie du fonctionnement de nombreuses douleurs chroniques.

Une progression durable repose généralement sur de petites évolutions : marcher quelques minutes de plus, ajouter une séance hebdomadaire, renforcer doucement les muscles ou améliorer la qualité des mouvements.

Ces avancées peuvent sembler modestes, mais elles permettent au corps et au système nerveux de s’adapter progressivement, sans créer de surcharge. En matière de douleur chronique, la patience est souvent plus efficace que la précipitation.

3/Faire de la récupération une alliée

La récupération n’est pas du temps perdu. Elle fait partie intégrante de la progression.

Un sommeil de qualité, des temps de repos, des exercices de respiration, de mobilité, de relaxation ou encore la sophrologie peuvent aider certaines personnes à mieux récupérer après un effort et à diminuer les tensions.

Accorder de l’importance à ces moments permet souvent de mieux tolérer l’activité physique sur le long terme.

Les personnes qui parviennent à rester actives malgré la douleur ne sont pas forcément celles qui s’entraînent le plus. Ce sont souvent celles qui ont compris que récupération et effort sont deux éléments indissociables d’un même équilibre.

4/Privilégier la régularité plutôt que l’intensité

Lorsque l’on vit avec une douleur chronique, la régularité est souvent plus bénéfique qu’un effort intense réalisé de façon occasionnelle.

Quelques minutes de marche chaque jour, une séance de renforcement doux plusieurs fois par semaine ou une activité qui procure du plaisir peuvent avoir davantage d’impact qu’un entraînement exigeant suivi de plusieurs jours de récupération.

L’objectif n’est pas de repousser sans cesse ses limites, mais d’installer une habitude durable qui respecte les capacités du moment.

Chaque séance, même courte, entretient la mobilité, renforce la confiance en son corps et contribue à retrouver progressivement plus d’autonomie. Avec la douleur chronique, ce sont souvent les petits pas répétés qui permettent les plus grands changements.

Conclusion : Avancer à son rythme, avec son corps et non contre lui

Vivre avec une douleur chronique, c’est apprendre à avancer à son propre rythme. Certains retrouveront le plaisir de courir, d’autres celui de marcher sans s’arrêter, et d’autres encore celui de vivre leur journée avec moins de douleur et davantage d’énergie.

La véritable question n’est pas : « Pourquoi les autres y arrivent-ils ?«  Mais plutôt : « Quel est le prochain pas que mon corps est capable de faire aujourd’hui ?« 

Avec la douleur chronique, le progrès ne se mesure pas uniquement en kilomètres parcourus ou en performances sportives. Il se mesure aussi en confiance retrouvée, en autonomie gagnée et en liberté de mouvement.

Parce qu’au fond, chaque progrès compte. Et surtout, chaque pas est le vôtre.

Je trouve que cette version est plus percutante et plus émotionnelle. Elle clôt l’article sans redire ce qui a déjà été développé dans les différentes parties.

« Écouter son corps n’est pas renoncer. C’est apprendre à avancer avec lui plutôt que contre lui. « 

Une femme se repose paisiblement sous un arbre lors d'une randonnée, illustrant l'importance de l'écoute de soi dans la relation entre douleur chronique et sport.
Le regard du sophrologue

Face à la douleur chronique, beaucoup de personnes finissent par se comparer :  « Pourquoi lui arrive-t-il à faire du sport ? », « Pourquoi moi, je n’y arrive pas aujourd’hui ? ». Pourtant, chaque corps a son histoire, son rythme et ses propres ressources.

L’accompagnement sophrologique invite à porter un regard différent sur soi : moins centré sur ce qui n’est plus possible, davantage tourné vers ce qui reste accessible. Il ne s’agit pas de nier la douleur ni de se forcer à dépasser ses limites, mais d’apprendre à mieux écouter ses sensations, reconnaître ses besoins et retrouver une relation plus apaisée avec son corps.

Respiration, détente, attention aux sensations et visualisation peuvent aider à développer cette présence à soi. Au fil du temps, certaines personnes retrouvent davantage de confiance dans leurs capacités et une manière plus sereine d’aborder l’effort.

Parfois, avancer ne consiste pas à aller plus loin. C’est aussi apprendre à mieux habiter son corps, jour après jour.

Ressources

A découvrir

  • CHANDON Alice, Fibromyalgie : Vaincre la douleur et retrouver l’énergie: Le guide complet d’Alice : Comprendre, soulager et transformer votre vie avec la … exercices et alimentation anti-inflammatoire, Editions Lecouf, 2025, 198 p.
  • DUBOIS Cyrielle, HOLLER Danaë, Vivre avec une douleur chronique – Une colocataire invisible : Un témoignage saisissant – Des conseils concrets, 2023, 160 p.
  • SALERNE Bernard, Maladie chronique et Sport Santé : Bouger pour guérir : Comment pratiquer des activités physiques adaptées pour soulager et vous libérer de votre maladie chronique, 2026, 183 p.

Pour aller plus loin

  • ABREZOL Raymond, La quête de l’excellence : comment augmenter ses performances, Ed. Lanore, 2013, 286 p.
  • ABREZOL Raymond, La quête de l’excellence Tome 2 – Comment améliorer ses performances, Ed. Lanore, 2014, 206 p.
  • ABREZOL Raymond, Sophrologie & Sports, Ed. Chiron, 1988.
  • BERTRAND Léonard, Spinoza et la douleur chronique : Comment l’esprit peut influencer le corps, 2026, 110 p.
  • GUTHAUSER Isabelle, Vaincre les douleurs chroniques du dos : Se rétablir par le mouvement, 2018, 186 p.
  • McNAME Erin, Fibromyalgia mon Amour : le carnet du quotidien, 2025, 100 p.

Actualités web

  • https://www.inserm.fr/dossier/douleur/
  • https://www.sfetd-douleur.org/societe-savante/
Illustration d'un personnage sympathique en forme de livre bleu portant des lunettes rondes, en plein mouvement dynamique sur un fond pastel. Il représente les ressources, références : articles, blogs, sites, etc

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